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De la réalité au mythe : James Bond selon Ian Fleming 

« My name is Bond. James Bond ». Plus connu que le slogan Carglass, plus forte que retour vers le futur, la tirade de l’agent 007 à traversé les temps jusqu’à son dernier opus, SPECTRE, sorti récemment. Mais qui est Ian Fleming, auteur des aventures de James Bond ?

Petit focus sur cet agent trouble maniant la plume tel le pistolet.

 

 

Du journalisme au renseignements secrets

Pour créer son héros, Ian Fleming est allé à bonne école. Né en 1908 au sein de la haute société Anglaise, ce journaliste à effectué un séjour dans une école pour agents secret à Toronto et fût officier du renseignement naval Britannique. Assistant dans les services secrets pendant six ans, le Président Kennedy l’invita en 1960 à un dîner mondain. Celui-ci lui demanda alors son aide pour déstabiliser le régime de Fidel Castro. Fleming lui proposa plusieurs plans, dont un plutôt malin consistant à mettre en place une propagande dans les rue de Cuba, grâce à des tracts expliquant que la radioactivité des essais nucléaires américains se fixait dans les poils de barbe des hommes, ayant pour conséquence l’impuissance et la stérilité chez les poilus du menton. De peur, les Cubains se raseraient la barbe : l’emblématique symbole de ralliement au Comandante Ché Guevara serait détruit et Castro se retrouverait beaucoup moins charismatique sans sa barbe.

Ce plan capilotracté fit exploser de rire JFK. Il va sans dire que Fleming avait une grande imagination.

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La réalité au service de son imagination

De sa vie, Fleming à de quoi s’inspirer pour ses romans : il a dirigé le commando 30 Assault Unit depuis Londres pendant la guerre 39-45. Après la guerre, depuis son poste de journaliste au Sunday Times, il a coordonné un réseau mondial de pas moins de 80 espions.
La scène de torture dans Casino Royale serait inspirée de l’expérience de son commandant, Yeo-Thomas, qui fût aux mains de la Gestapo.

Mais pour ce qui est des gadgets à gogo, il va de soi que Fleming a laissé « exploser » ses fantasmes à travers son œuvre.

Celui qui avait également participé à l’élaboration des plans de la mission Goldeneye (qui visait à protéger l’accès à Gibraltar pendant la seconde guerre mondiale) donna ce nom à sa maison en Jamaïque. Goldeneye fût aussi le titre du 17ème opus des aventures de James Bond sorti en 1995.

Quant à Goldfinger, le grand méchant du volet du même nom, c’était un voisin que Ian Fleming appréciait peu. Ce vrai M. Goldfinger, vexé par le portrait peu flatteur dressé de lui dans le roman, intenta une action contre l’éditeur du livre paru en 1959, qui préféra payer les droits d’auteur plutôt que de renommer le personnage.

Le vrai dénommé James Bond a lui aussi existé, mais il n’était en rien espion sinon un aventurier…de la nature ! C’était un ornithologue, auteur d’un livre que possédait Fleming, passionné par les animaux. D’ailleurs, dans ses aventures, si quelqu’un tue un oiseau, Bond le tue. On note le petit clin d’œil dans « Meurs un autre jour », où James se fait passer pour un ornithologue.

Personnage secondaire emblématique de la saga, les traits de caractère de M ont été inspiré par l’amiral John Henry Godfrey, qui était le supérieur de Fleming pendant la seconde guerre mondiale. Quand à son nom de code, M, c’était le surnom que Fleming donnait à sa mère. Effectivement, M est la seule personne devant qui 007 se tait et ne la ramène pas.

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James Bond est à l’image de son créateur, distant et froid. Ils mènent un train de vie digne d’un prince, rythmé de conquêtes féminines, de beuveries, fument cigare sur cigare, côtoient les endroits huppés, arborent fièrement voitures de collection et costumes trois-pièces.

Sur le plan personnel, Ian Fleming avait perdu son père à la guerre, tout comme 007 est orphelin.  La seule femme qu’il a aimé, Muriel Wright, décéda. Dans la fiction, James Bond ne parvient pas à sauver Vesper Lynd dans Casino Royale.

Ian fleming se maria à 44 ans avec Anne Charteris, l’une de ses maîtresses. Mais sur ce point, pas de comparaison possible, notre James Bond de fiction n’est pas prêt de se faire passer la bague au doigt !

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C’est la femme de Fleming qui le persuada que Sean Connery avait  » Le charisme sexuel requis » pour le rôle.

 

A voir : l’homme qui voulait être James bond, mini série biopic.

A lire : On ne lit Fleming que deux fois, de Jacques Liani.

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